Ce que les secrétaires remarquent : quand la patientèle ressemble au médecin
Après des années à répondre au téléphone pour des dizaines de cabinets différents, on finit par remarquer des choses. Pas des généralités absolues, plutôt des tendances qui reviennent assez souvent pour être amusantes à observer : la patientèle d’un cabinet finit, avec le temps, par ressembler un peu à son médecin. On ne l’aurait peut-être pas cru avant de passer nos journées au téléphone avec eux, et pourtant.
Le médecin carré et sa patientèle disciplinée
Prenez un praticien qui pose des règles claires et s’y tient : « je ne reçois pas les patients en retard », par exemple. Au début, certains patients testent la limite, comme n’importe où. Mais au fil du temps, ceux qui restent sont ceux qui s’adaptent, et les nouveaux patients héritent souvent de cette culture par le bouche-à-oreille ou simplement en observant comment fonctionne le cabinet dès leur premier contact. Résultat, que l’on constate assez régulièrement : moins de négociations de dernière minute, moins de tentatives de passe-droit, et globalement des échanges plus simples et plus respectueux, aussi bien avec le médecin qu’avec nous au téléphone.
Le miroir fonctionne dans les deux sens
À l’inverse, un cabinet plus souple, où les exceptions sont fréquentes, voit souvent sa patientèle tester un peu plus les limites : demandes de dernière minute, appels répétés pour la même chose, tentatives d’obtenir un rendez-vous plus tôt que prévu. Ce n’est pas une critique, chaque approche a ses raisons et ses avantages, et beaucoup de praticiens choisissent délibérément cette souplesse pour des motifs qui leur appartiennent. C’est simplement une observation de terrain : le cadre posé par un cabinet façonne, petit à petit, la façon dont sa patientèle s’y adapte, dans un sens comme dans l’autre.
D’autres régularités amusantes
On pourrait multiplier les exemples, sans jamais les ériger en règle absolue. Un médecin très ponctuel a souvent une patientèle qui arrive à l’heure, presque par réflexe, sans qu’on ait besoin de le lui rappeler. Un cabinet bien organisé, avec des procédures claires pour la prise de rendez-vous, voit ses patients suivre plus naturellement ces procédures, sans qu’il soit besoin de les répéter à chaque appel. Ce sont de petites régularités, jamais universelles, mais suffisamment fréquentes pour qu’on en sourie entre collègues après quelques années de métier passées à observer tant de cabinets différents.
Ce que cela dit du rôle du premier contact
Si ce phénomène existe, c’est aussi parce que le ton donné dès le premier contact téléphonique compte énormément. Un accueil qui pose calmement un cadre professionnel, dès le premier appel, contribue à installer ce type de relation équilibrée avec la patientèle, bien avant même que le patient n’ait rencontré le médecin. C’est l’un des aspects de notre métier que l’on sous-estime parfois : un secrétariat médical externalisé bien formé ne se contente pas de prendre des messages, il peut aussi contribuer, dès le premier échange, à installer avec courtoisie le cadre et les règles de votre cabinet.
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